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L’histoire
de la ville de Brest
se construit notamment
autour du franchissement de la Penfeld, rivière ou bras de mer
séparant le centre ville du quartier de Recouvrance.
Pendant des siècles, le passage d’une rive à l’autre
s’effectue en bateaux.
Les brestois doivent s’acquitter d’un droit pour traverser.
Des témoignages nous rapportent les dérives courantes des
bateliers, souvent ivres, laissant les commandes aux passagers.
En outre, les accidents sont fréquents et chaque noyade remet en
question le système des « passeurs ».
Ce n’est qu’en 1836 que les gouvernants acceptent enfin d’étudier
des propositions de conception d’un pont suite à des pétitions
signées par les habitants de Recouvrance. Après maints projets
délibérés et refusés, le Conseil Général
des Ponts et Chaussées approuve celui des ingénieurs Cadiat
et Oudry :
Le 23 juin 1861, le « Grand Pont » est inauguré.
Afin de répondre aux exigences de la Marine, ce pont est constitué
de deux volées tournantes qui permettent ainsi aux bateaux à
haute mature de remonter la Penfeld. Cette rotation est commandée
par des cabestans à bras.
Septembre 1944, le Pont National s’écroule dans la rivière
pendant les bombardements de la libération de Brest de l’occupation
allemande.
L’armistice du 8 mai 1945 n’est pas signé,
les autorités nationales décident de la reconstruction de
deux ponts, un fixe sur lequel la route nationale 12 passera et l’autre,
mobile, au cœur de la ville. Pétition et manifestation réclament
ce lien indispensable.
Toutes les parties se mettent finalement d’accord pour un pont levant
en 1948 alors que son édification ne commence qu’en février
1950.
C’est le 17 juillet 1954 qu’a lieu l’inauguration
officielle du plus haut pont levant d’europe.
Photo Archives communautaires
BMO
La travée
mobile, poutre en treillis en acier mesure 88 mètres de long et
pèse 525 tonnes.
Elle se déplace sur quatre pylônes en béton armé
s’élevant à 64 mètres au-dessus des quais.
Trois positions sont possibles :
L’ouverture l’élève à 53 mètres
au-dessus du niveau des basses marées ;
La fermeture est à 27 mètres ;
Et une position de sécurité abaisse la travée au
niveau de l’eau pour qu’elle puisse être évacuée
et mise à l’abri …
Les débats à la Mairie portent sur le choix de la couleur
de la partie centrale et le nom du nouveau pont. Ils oscillent entre bleu,
rose … ou gris qui l’emporte avec 19 voix contre 18 et la
peinture sera refaite tous les 8 ans.
La plaque de commémoration de la libération ne sera apposée,
sur la rive droite, qu’à l’occasion de « BREST
1992 ».
Au mois de juillet 2004, nous célébrons
les 50 ans du PONT DE RECOUVRANCE
qui participe à la renommée internationale de la Ville de
BREST


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Photo Archives communautaires BMO

Photo Archives communautaires BMO


Photo Karine Guillon

Photo Karine Guillon

Photo Karine Guillon
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